STÉPHANE MOUKARZEL

Avec Chaloupe, j’ai tenté de saisir une facette du désir au féminin, des détails auxquels les regards s’attardent, du temps qui s’étire et nous avale, de ses moments suspendus que l’on vit parfois, dans un mélange de brouillard et de clarté fulgurante, où les sens en alerte impriment dans notre corps des images indélébiles, où le désir de se fondre dans l’autre pour l’éternité côtoie la peur de s’oublier et de souffrir.

Avec les mots de Sylvianne comme guide, j’ai souhaiter filmer cette tranche de vie presque exclusivement du point de vue d’une femme. 


Né en Côte d’Ivoire de parents libanais, Stéphane Moukarzel est diplômé en communication à l’Université Concordia, ainsi qu’en réalisation profil cinéma à l’INIS à Montréal. Auteur de plusieurs courts métrages, ses thèmes de prédilection sont le temps qui passe, l’obsession des actes manqués, la nécessité de lâcher prise et la quête identitaire dans une société aliénée et individualiste. Il est également préoccupé par la notion de bulle et d’espace. Il affectionne particulièrement un cinéma humaniste dans lequel absurde et drames intimistes se côtoient. Si ses personnages sont toujours attachants, ils évoluent dans un univers tantôt sombre, tantôt lumineux et souvent irrévérencieux.

Stéphane Moukarzel croit que la réalité est une comédie sublime, mise en scène pour son éducation et son amusement, et qu’il existe un complot bienveillant pour le libérer de son ignorance et l’aider à transformer le réel. Plusieurs fois primé (Coup sauvage (2010), Nous avions (2013) et nommé aux prix Gémeaux (Cultivé et bien élevé, Par-dessus le marché, Les Pieds dans la marge, Policier criminel), il termine actuellement son prochain court métrage (Black Friday), ainsi que l’écriture d’un premier long métrage.